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Autorisation de vente du purin d’ortie : une avancée prometteuse

5 juil 2011

Bruno Le Maire a rendu public, le 20 avril dernier, une feuille de route concernant les produits dits de bio-contrôle (produits non chimiques de protection des plantes), suite au rapport parlementaire rendu récemment par le député Antoine Herth. L’objectif des mesures proposées est de promouvoir les alternatives aux phytosanitaires chimiques, comme le prévoit le plan Ecophyto 2018.

Parmi les mesures phares, la commercialisation du purin d’ortie, interdite en France depuis plusieurs années, devient possible avec la publication d’un arrêté officiel (28 avril 2011). Le purin d’ortie présente une efficacité fongicide (notamment contre le mildiou), insecticide (principalement contre les pucerons et les acariens) et active la croissance des végétaux. L’arrêté précise les modalités de fabrication, d’utilisation et de conservation du purin d’ortie, ainsi que les obligations de mention sur les étiquettes.

Le purin d’ortie a pu sortir de « l’illégalité » car le Ministère de l’Agriculture a abandonné la voie longue, lourde et coûteuse de l’inscription des matières actives de différentes plantes (ortie, prêle, fougère, consoude, …) à l’annexe I du règlement européen sur les produits phytosanitaires (qui permet d’obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché, dite AMM). En effet, cette procédure européenne utilisée pour les pesticides chimiques est inadaptée dans le cas des préparations naturelles du fait de son coût important (40 000 € pour déposer un dossier de demande d’AMM) et d’un ensemble de critères (stabilité, homogénéité) difficiles à remplir pour ce type de produits. Le Ministère a trouvé une voie réglementaire parallèle en optant pour une inscription, beaucoup plus rapide, sur la liste européenne des « substances de base », qui permet également leur mise sur le marché. Espérons donc que les autres préparations à base de plantes soient rapidement autorisées à l’instar du purin d’ortie. Il n'y a en effet aucune explication logique à autoriser l'une mais pas les autres, puisqu'elles ont comme point commun leur dangerosité nulle.

Contrairement à d’autres pays européens qui ont choisi une simple liste déclarative pour les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (Allemagne, Espagne, Autriche), la voie réglementaire choisie par la France est un cadre rigide qui, espérons le, ne gênera pas leur autorisation rapide, notamment par le biais d’un soutien public suffisant pour le montage des dossiers d’autorisation. Sur ce point, le gouvernement a également accordé un soutien d’environ 200 000 € pour la réalisation des dossiers administratifs d’homologation. La FNAB et l’ITAB bénéficieront de ces aides pour valider scientifiquement les recettes traditionnelles en vue d’une commercialisation. Cependant, il est important de rester vigilant et mobilisé car, selon la Confédération Paysanne, les fonds dégagés ne permettront de monter que quelques dossiers d’homologation (4/5), ce qui n’est pas suffisant au regard de la variété des préparations à base de plantes présentant un intérêt agronomique.

Parmi les propositions retenues par le Ministre, on peut déplorer l’absence de mesures concrètes sur la réduction de l’usage des produits phytosanitaires d’origine chimique. La proposition d’Antoine Herth de définir des objectifs gradués dans le temps pour atteindre les - 50 % de pesticides d’ici 2018 n’a pas été retenue ! Rien de plus que les objectifs flous du Grenelle n’est prévu… On peut donc s’interroger sur la volonté profonde de nos dirigeants de sortir du modèle d’agriculture hautement polluante qui est la notre. L’autorisation de commercialisation du purin d’ortie serait-il un bon coup de pub du Ministère pour faire oublier son manque d’engagement pour lutter contre l’emploi massif des pesticides en France ?

 

   
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